Hamid Baroudi
Hamid Baroudi est un chanteur algérien né le 20 février 1960 à Tiaret, une ville du sud-ouest algérien située près des montagnes de l'Atlas. Grâce à sa mère, figure dont il est très proche, il entre en contact avec les mélodies de la tradition algérienne. En 1973, il se produit pour la première fois dans un lycée en interprétant quelques tubes de l'époque dont : « Black Magic Woman » de Carlos Santana et « Let It Be » des Beatles. Comparé à nombre de ses artistes algériens contemporains, Hamid se distingue par l'intérêt qu'il porte aux sonorités occidentales. Cet intérêt l'a amené à participer à des groupes dédiés au rock plutôt qu'aux sonorités maghrébines. Parmi ceux-ci : "les Emirs", le "Triangle" et le "Tagdemt".
A la sortie du lycée, animé d'un fort élan artistique et soutenu par sa grand-mère paternelle qui le bénit d'une Khamsa en guise de vœu pour son avenir musical, Hamid s'installe d'abord en France puis en Allemagne.
À Kassel, une ville du nord de la Hesse, Hamid suit un programme d'études à l'université de la ville, axé sur la réalisation cinématographique avec un accent particulier sur l'animation. La musique demeure cependant sa grande passion et zappe souvent les cours universitaires pour se consacrer à l'animation des soirées dans les différents clubs de la ville, soirées qui consolident sa réputation d'innovateur musical, d'acteur dynamique et de militant social.
1981 sera le tournant. Hamid entre en contact avec le groupe musical Dissidenten (côte du célèbre groupe de rock allemand Embryo), qui l'invite à participer au projet naissant en tant que chanteur. Il obtient un premier grand succès avec la chanson "Telephone Arab", qu'il interprète, tirée de l'album de 1986 intitulé "Life At The Pyramids".
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